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21.04.2025

« Echantillon représentatif … »


Il est incontestable que dans de plus en plus de pays de l’Union européenne l’école est devenu un échantillon représentatif des contradictions sociétales.

L’on constate que le nouveau trend est de fuir l’école publique pour inscrire les enfants dans l’école privée. Affaire de standing ! Le privé est plus huppé, les universités de renommée sont presque toutes privées. Ce qui est le plus reproché à l’enseignement public c’est qu’il porte trop sur le caractère social de l’enseignement.

Nul ne veut appartenir aux classes sociales inférieures, l’arrogance d’une société basée sur le trompe l’œil et l’arnaque politicienne ont définitivement imprégné cet esprit de l’infériorité chez les classes inférieures.

Les écoles privées catholiques connaissent un succès sans pareil. La religion n’est plus une affaire privée, elle est redevenue une affaire publique, voire politique. E. Macron se vante d’avoir étudié dans un collège de jésuites et Fr. Bayrou, ministre de l’Education nationale entre 1993 et 1997 dans une République laïque, n’a pas hésité à scolariser plusieurs de ses enfants à « Notre-Dame-de-Bétharram » devenue « célèbre » entretemps après les révélations sur les abus sexuels et violences commis entre 1970-1990 dans les murs de l’institut catholique situé à Lestelle-Bétharram. Pour Bayrou, devenu entretemps Premier ministre, il s’agit de polémiques artificielles.

En Belgique il vaut mieux ne pas perdre son certificat de baptême si l’on veut enseigner la religion en Wallonie. Le baptême est une obligation pour les profs de religion catholique. Officiellement le cours de religion n’est ni un cours de catéchisme, ni un lieu d’endoctrinement. Il s’agit de travailler « l’intelligence de la foi chrétienne », un cours confessionnel à la croisée de l’institution scolaire et de l’Eglise.

Une célébration liturgique marque d’ailleurs l’engagement des professeurs (cf. La Libre Belgique, 28.01.2025). Il est clair qu’un regard uniquement historique ou sociologique sur la religion est dans ces conditions pas possible, et pas souhaité d’ailleurs.

Les religions par le monde servent encore en l’an 2025 de l’ère des ténèbres chrétiennes à manipuler les gens et à les dresser les uns contre les autres si les intérêts politiques et économiques l’exigent.

En sabotant l’enseignement public l’on ouvre tout grand la porte à la démagogie pédagogique. Le glissement de l’école publique vers la privatisation en sous-traitance cléricale est bien entamé !

Edouard Kutten