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                          11.02.2026

« Enquêter, vérifier, informer … »


Avec le « naufrage » du Washington Post c’est plus qu’un journal que l’on risque de perdre. « Democracy dies in darkness » était sa devise, or avec le retour de Trump à la Maison Blanche l’obscurantisme est de retour.

Après le « Watergate », les révélations qui qui amenaient R. Nixon à démissionner en 1974, le Washington Post était devenu un mythe, une garantie de crédibilité.

Depuis 3 ans il perd des abonnés et de l’influence entraînant des pertes financières atteignant en 2024 les 100 millions de dollars. Le Washington Post est pris dans la tempête numérique. Les journalistes étaient les premiers à comprendre que ce n’est pas un modèle économique qui s’effondre, mais une « identité ».

Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, racheta en 2013 sur fonds propres le Washington Post, on voyait en lui le sauveur. Mais Bezos changea de stratégie en rompant avec une tradition vieille de plusieurs décennies. Il jouait la neutralité politique, tout est orienté pour défendre les libertés individuelles et les marchés libres, un alignement pour beaucoup de lecteurs avec l’Amérique de Trump.

Le Washington Post incarnait une position politique en livrant des informations fiables et de qualité. Il est le parfait exemple que le problème n’est pas la presse indépendante, mais les choix de ceux qui la gouvernent.

Le principe fondateur du Washington Post disait : « Le premier devoir d’un journal est envers l’intérêt public, pas envers les intérêts privés de son propriétaire ».

Une devise qui devrait s’appliquer à toute la presse en ces temps-ci dominés au niveau mondial par les désinformateurs milliardaires !

Edouard Kutten