
02.08.2026
« Nouvelle ère papale »
Le 26 juin 2026, B. Burch, ambassadeur américain auprès du Saint-Siège et proche de Bush, a célébré en avance les 250 ans de l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique en présence des cardinaux, « princes de l’Eglise » dont la tâche est de seconder le pape (le Saint-Esprit ne joue plus aucun rôle dans la gouvernance du catholicisme). Ce soir-là tout ce que la Rome ecclésiastique compte de catholiques nord-américains était présent.
Il faut rappeler que même sans pape américain, les Américains ont tenu depuis toujours une place particulière au sein de l’Eglise. Robert Prevost, alias Léon XIV, ne va pas s’en plaindre. Les Américains occupent des postes-clés dans les administrations et financent la « machine papale » lorsqu’elle est grippée, ce qui est souvent le cas. En 2025, le Saint-Siège a récolté ainsi 54,5 millions d’euros.
Aux Etats-Unis d’Amérique les catholiques sont très proches du pouvoir. J.D. Vance, vice-président, s’est converti au catholicisme, M. Rubio, secrétaire d’Etat, est un fervent catholique, et 6 des 9 juges de la Cour suprême sont catholiques. Vance ne s’est pas converti au catholicisme par hasard, il a su reconnaître la force politique que représentent l’Eglise catholique et la papauté.
Au sein de l’Eglise et du Vatican les Américains disposent d’un outil de poids, les médias. « Eternal Word Television Network », fondé en 1981, est devenu le plus gros média audiovisuel catholique du monde, ouvertement conservateur et profondément catholique. Le pape François était considéré comme trop « progressiste », en texte clair, pas assez « américain ».
Mais comme lors de beaucoup de défis, l’Europe aux valeurs chrétiennes s’est fait avoir, le Saint-Siège reste à Rome, mais pour ce qui en est de l’influence politique, c’est une autre histoire. L’on sait que le Vatican, voire le Saint-Siège, a été confronté à des problèmes financiers ayant multiplié les scandales liés à ses finances.
Le pape US Léon XIV a fait savoir que ce problème n’en serait pas un pour lui. Le Saint-Siège n’est pas le seul à traîner un déficit depuis des années ! Mais Léon XIV a affirmé que le Saint-Siège, avec l’appui du Saint-Esprit bien entendu, saura « naviguer » entre l’impérieuse nécessité de recevoir de l’argent et de garder la main sur les finances de la « Banca di Santo Spirito ».
Sous Léon XIV il n’y aura pas lieu de repenser les modes de gouvernance de l’Eglise catholique à travers le monde. Elle restera une dictature phallocrate sous l’œil bienveillant de la Vierge-Marie … !!!
Edouard Kutten